Lucie Bruneau, poussée et petite déprime…

J’adore les gens du centre Lucie Bruneau. J’adore le personnel, le bénificiaires avec qui je participe aux groupes. Ca me fait un bien fou…

Mais il y a aussi l’envers de la médaille… Ca fait du bien, mais ca met la réalité en pleine face comme on ne voudrais pas toujours la voir…  Ca semble banal, mais une évaluation en physio, ca peux etre assez pénible pour le morale. Oui, j’ai un morale de béton, mais il semble que le béton ait aussi ses failles…

Rencontrer un professionel, et puis un autre… raconter son histoire, parler de ses faiblesses causé par la maladie. Ca frappe dur… On souris, on garde le morale… mais ca fini par nous rentrer dedans de facon assez brutale. Une autre étape…. un autre deuil, encore et encore. Bordel j’en ai ma claque !

Est-ce qu’on peux faire rewind ? Revenir en arriere ? Que cette maudite maladie ne sois qu’un mauvais souvenir ?

NON !

Le mur… je l’ai frappé. Bha, fallais s’y attendre ! Je ne perd pas mon positivisme, mon fond “zen”. Mais je prend une pause. Oui c’est vrai, il faut rester positive, et voir le bon coté des choses. Mais il ne faut pas oublier de vivre sa peine aussi… Et la, j’ai mal en OSTI… ou pour les francais qui me lirais, PUTAIN que j’ai mal !

Le physio me l’a dit… ca se peux que suite a l’évaluation, vous soyez un peu perturbée au niveau émotionel. Perturbé qu’il dit… ouf, en 45 minutes, j’ai pris concience de chaque petite défaillance physique de mon corps. Et ce n’est pas fini… le physio a arreté l’évalutation, voyans bien que j’était litéralement épuisée.

Quand le spécialiste qui te test, te propose de te reposer pour le reste du rendez-vous. Ca en dit long… 45 minutes de tests, 30 minutes de repos. Coussins sous les genoux, oreillés et petite couverture, lumieres fermé. A son retour, je ne suis pas beaucoup plus forte. Mais au moins, mon “interieur” a arreté de trembler.

Quand je deviens tres épuisée (avec le groupe d’accueil, on a décidé (en blague) que le mot fatigué n’était pas pertinent, puisque ca n’a rien a voir avec un fatigue commune !!! ) tout mon interieur se met a trembler. On ne le vois pas, mais c’est un épuisement physique tellement envahissant, que j’ai l’impression tres désagréable que mon corps va se trensformer en poussiere si je n’arrete pas immédiatement ce que je fait ! Allez expliquer ca au commun des mortel quand vous etes dans une soirée, et que pris de cet épuisement, vous voulez vous reposer un peu avant de partir… parce que même avec du repos, ca persiste, et l’endurance diminue de plus en plus… jusqu’a ce que le mentale ne sois plus réactif. Ca donne une personne completement exténuée physiquement, qui ne réagis plus au stimulis environnant. Ou réagis trop fort.

Ma fille me parlais l’autre soir… et je lui ai dit, arrete… je n’ai plus aucun jugement… je suis exténuée. Tout jugement me demanderais un effort que je ne peux pas fournir en ce moment. Alors si tu me demande si je suis contente… je dirai oui sans grande conviction, pour te faire plaisir. Rien de sincere. Alors stp… attend a demain matin, Je ne veux pas devenir un robot qui répond seulement pour faire plaisir. Demain matin, je serai sans doutte plus apte a mieux percevoir tes besoins, et te donner une opinion éclairée et franche.

Ouf… pas facile pour une ado ! Pas facile a assumer pour la maman non plus !

Ma poussée persiste… mais j’essaie de focusser ailleur. Ma satanée jambe gauche, je la couperais parfois ! J’avais jamais eu de poussées aussi douloureuse. Ca joue sur la patience ca ! Ha… et si vous verriez ma maison.. bordelique a souhaits ! Justement… on m’a remis un petit guide… le guide des soins a domiciles. Ca aussi ca frappe fort !

Y’a de ces jours ou j’aurais envie de baisser les bras. Mais ce n’est pas moi. La maladie ne prendra pas cette détermination en moi, ca non ! Je vais bien sur, prendre les dispositions nécéssaires pour avoir de l’aide. Mais ne même pas arriver a “tenir maison” comme dirais nos ailleuils, c’est dur dur pour l’orgueil d’une maman… a la maison !!!

Ha… y’a aussi que je ne suis plus sur le “payroll” de mon employeur… c’est fait. Je ne suis plus employée de personne maintenant. Comme a si bien dit une conférenciere a Lucie Bruneau, je suis “rentiere” a 36 ans… Disons que je ne voyais pas ma retraite de cette facon…  Bon je savais que ca arriverais. La loi oblige les employeurs a garder a leurs emploi les gens en congé de maladie pour 2 ans. Dépassé ce délais, c’est terminé ! Ca ne change strictement rien a ma vie, concretement….C’est “juste” un autre deuil.

2 commentaires

  1. Ouf! Très touchant, merci de partager ça avec nous.

    J’ai pas les mots (existent-ils?) pour t’encourager ou t’admirer. Mais c’est ceux que j’aimerais t’envoyer.

  2. bonjour , je viens pour la première fois sur ton blog , et je vois que tu na pas le moral comme nous tous par moment mais je sent quelqu’un de fort et je te vois aussi avec beaucoup de courage .
    alors je te dit a très bientôt bon courage et ne te laisse pas abattre.


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